Un été culturel
- Ana Sonderéguer

- 24 juin 2021
- 6 min de lecture
Depuis le 19 mai, les établissements culturels rouvrent leurs portes sur tout le territoire français ! Ils sont prêts à nous accueillir avec une programmation riche après des mois sans sorties culturelles. Nous avons hâte de visiter les musées, galeries et centres d’art qui nous attendent avec impatience pour un été qui s’annonce culturel.
EXTINCIÓN CONTINUA
Où ? Institut Culturel du Mexique
Quand ? jusqu’au 24 juillet

Artistes originaires de Saltillo (Coahuila), Avelina et Alejandro Fuentes Quezada vous invitent à une réflexion sur la résilience des écosystèmes désertiques. Un dialogue se tisse entre les artistes et les œuvres pour explorer les mécanismes d’extinction et de régénération du désert de Coahuila, qui conserve les traces d’un passé marin millénaire.
Une chambre à soi
Où ? Julio Artist-run space
Quand ? Jusqu’au 26 juin

Julio donne carte blanche à mano studio, galerie spécialisée dans la rencontre entre les arts décoratifs, l’art contemporain et l’artisanat, pour le mois de juin. L’exposition s’inspire du récit de Virginia Woolf, A Room of One’s Own, qui met en lumière le besoin d’un espace personnel pour s’accomplir professionnellement en tant que femme artiste (ou même dans tout autre métier). Les quatre céramistes et plasticiennes exposées, tentent, à leur tour, de résister aux normes sociales contemporaines.
Avec Marion Benoit, Valentina Dotti, Ana Manso, Sarah Tritz
Commissariat : Anne-Laure Lestage
Plus d’info : Ouvert les vendredis et samedis de 15h à 19h et sur rendez-vous, https://spaceinprogress.com/

Prix Younique
Où ? Galerie Younique, 65 rue Pascal 75013 Paris
Quand ? 6 - 26 juin 2021
La galerie lance, pendant la Semaine de l’Amérique Latine et des Caraïbes 2021, le Prix Younique, afin de promouvoir la scène latino-américaine émergente qui participe à l’exposition annuelle de Jeune Création. Le lauréat bénéficiera d’une exposition individuelle. Ont été sélectionnés, pour cette première édition, Estrella ESTEVEZ, Alejandra MELIN LOPEZ, Gabriel MORAES AQUINO, Manoela MEDEIROS et Terencio GONZÁLEZ.

Resisting bodies
Où ? Galerie Mor Charpentier
Quand ? jusqu’au 31 juillet
Partant du slogan féministe de la fin des années 1980, “Your body is a battleground”, les artistes exposés à la galerie Mor Charpentier interrogent ce ‘champ de bataille’ dans nos sociétés contemporaines. Leurs œuvres nous invitent à réfléchir sur les cicatrices personnelles et collectives, les résiliences, réparations et quêtes d’une mémoire commune, ainsi que sur la possibilité (ou pas) d’une expérience partagée au lieu de subjective et individuelle.

Thandiwe Muriu, solo-show ; Jean-Marc Hunt, solo-show
Où ? 193 Gallery
Quand ? jusqu’au 31 juillet
La 193 Gallery a ouvert en XX un nouvel espace à côté de République. Pour l’été 2021, cette galerie nous invite à découvrir la série CAMO de Thandiwe Muriu, photographe Kényane qui explore la couleur et les concepts de beauté dans la création africaine afin de mettre en valeur la femme noire ; et les oeuvres de Jean-Marc Hunt qui interrogent les relations de domination et les pratiques sociales liées à la créolisation du monde.
Plus d’info : https://www.193gallery.com/expositions

K-Kontakt
Où ? Galerie ON-OFF Studio, Parc Martin Luther King, Square Ernest Gouin, 17e arr. Paris
Quand ? jusqu’au 15 juillet
Sous la forme d’une exposition itinérante entre l’espace privé de la galerie ON-OFF Studio-Paris 17 et l’espace public du quartier, K-Kontakt propose deux parcours d’oeuvres qui visent à sortir l’art du cadre et séduire les curieux. Un projet qui profite tant aux passants qu’aux avertis à travers des œuvres qui interrogent l’écologie, les rapports de genre, les privations et discriminations contemporaines.
Plus d’info : http://on-off-studio.com/en-cours/
La réouverture des centres et instituts culturels en France a donné un nouveau souffle à la Saison Africa 2020, qui pourra finalement avoir lieu en présentiel ! La Saison a pour ambition d’être un projet panafricain et multidisciplinaire qui envisage la présentation des innovations, questionnements et réflexions contemporaines de l’Afrique et de ses diasporas. Voici une petite sélection de ce que la Saison vous propose...

Zone Franche
Où ? Institut des Cultures de l’Islam
Quand ? jusqu’au 1er août
Dans le cadre de la Saison Africa2020, l’Institut des Cultures de l’Islam présente, en partenariat avec Thinj Tanger et Doual’art, une exposition collective qui explore le mouvement des voyageurs, des marchandises et des imaginaires au-delà des frontières physiques, imaginaires ou intimes. Ce projet né d’un dialogue entre les trois institutions partenaires, afin de dévoiler les effets des déplacements internationaux dans le monde contemporain.
Plus d’info : https://www.institut-cultures-islam.org/zone_franche/

The power of my hands
Où ? Musée d’Art Moderne de la ville de Paris
Quand ? jusqu’au 22 août
Le Musée d’Art Moderne de la ville de Paris expose seize femmes issues de pays africains, ou de la diaspora, afin de dévoiler la capacité des artistes à aborder les questions sociales qui déterminent la condition féminine. L’exposition interroge les histoires personnelles et intimes des femmes noires dans le but de révéler les non-dits et inciter à la réflexion. Les thématiques traitées vont du corps à la sexualité, de la représentation de soi aux croyances collectives, de la mémoire collective à l’individuelle, de la famille à la spiritualité. Sous le prisme de l’émancipation, les œuvres exposées nous proposent des expériences partagées témoignant d’une revendication collective et universelle.

Un.e air.e de Famille
Où ? Musée d’art et d’histoire Paul Eluard de Saint Denis
Quand ? Jusqu’au 8 novembre
Le Musée d’art et d’histoire Paul Eluard nous invite à penser l’art africain depuis l’engagement anticolonial des surréalistes et des autres artistes qui font partie de la collection du musée, en dialogue avec les créations contemporaines de femmes artistes d’Afrique et de ses diasporas. Le rôle des surréalistes dans le développement d’un regard occidental sur ce que l’on nomme “art africain” est non négligeable, cependant, ces artistes se sont engagés à plusieurs reprises contre la politique coloniale de la France.
Le musée a voulu mettre en dialogue les engagements politiques de ces artistes avec les voix de treize artistes contemporaines autour de sujets tels que le rapport à l’autre, la mémoire, les migrations ou encore les spiritualités.

Memoria : récits d’une autre Histoire
Où ? FRAC Nouvelle Aquitaine MECA
Quand ? jusqu’au 20 novembre 2021
La FRAC Nouvelle Aquitaine MECA nous invite à réfléchir sur une mémoire collective composée de récits, questionnements et expériences personnels et intimes. Les œuvres exposées envisagent un renouvellement du regard porté sur la création contemporaine d’Afrique et de ses diasporas à travers le développement de points communs et de concepts universels. Le point de départ étant les paroles et mémoires oubliées et effacées, l’exposition a pour objectif de dévoiler la diversité de nos histoires individuelles et leur importance dans la construction de discours collectifs. Les artistes questionnent nos mécanismes de pensée pour remettre en question les idées reçues et inciter au renouvellement des connaissances.

Moulage, moulé, moulant
Où ? Musée de la Céramique de Rouen
Quand ? La Ronde dure jusqu'au 20 septembre 2021
Le Musée de la Céramique de Rouen participe cette année à La Ronda, événement annuel d’art contemporain organisé par six musées de la RMM (Réunion des Musées de la Métropole de Rouen), avec l’exposition “Moulage, moulé, moulant” de Koukou Ferdinand Makouvia, sculpteur, céramiste, artiste, qui développe une pratique autour de la matière, des textures, du volume.
Cette année les œuvres de 14 artistes seront exposées : Malala Andrialavidrazana, John Akomfrah, Patrick Carpentier, Aurélien David, Mehryl Levisse, Ndary Lô, Jonathan Loppin, Kokou Ferdinand Makouvia, Studio Marlot & Chopard, Keita Mori, Pusha Petrov, Charlotte Salvanès, Keen Souhlal, Julie Tocqueville.
La Ronde dure jusqu'au 20 septembre 2021.

Fibres africaines
Où ? Musée de Jouy en Josas
Quand ? Prolongée jusqu’au 5 septembre
Cette rétrospective rend honneur aux textiles africains à travers des pièces qui reflètent l’histoire du continent. Fibres africaines met en valeur les savoir-faire précis, les matières originales et les motifs élaborés d’un artisanat extrêmement riche qui témoigne des échanges entre les cultures africaines et occidentales. L’exposition souhaite sensibiliser le spectateur à l’urgence de préserver ce patrimoine unique ainsi que questionner les enjeux de transmission d’un artisanat de génération en génération.
Plus d’info : https://www.museedelatoiledejouy.fr/fibres-africaines/

Les fables de Calao
Où ? Quartier de la Goutte d’Or
Quand ? Pour deux ans
Depuis le 8 avril, le parcours des “Fables du Calao” investit le 18e arrondissement de Paris pour nous faire découvrir des ambiances sonores et des histoires séculaires. Quatorze oiseaux emblématiques de la culture sénoufo, les calaos, sont installés un peu partout dans les rues de la Goutte d’Or pour nous inviter à la déambulation et à la découverte. Venez vous plonger dans ces installations en plein air à l’aide d’un casque et d’un smartphone ou d’un audioguide à retirer à l’Institut des Cultures de l’Islam.
Plus d’info : https://gouttedor-et-vous.org/Les-fables-du-Calao

Afrocity à Nantes
Où ? Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Nante
Quand ? du 15 juillet au 2 octobre
Wasanii Ya Leo a le plaisir de vous inviter à l'exposition Afrocity, dont Cindy Olohou, la présidente de l'agence, assure le commissariat avec Rossila Goussanou.
L’école Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes propose d’organiser une série de manifestations culturelles et scientifiques (exposition, performance, table ronde et projections de film) interrogeant le rôle de la femme dans la fabrique de la ville en Afrique.
La programmation annoncée pose un regard sur l’Afrique (les Afriques diront certains) et dessine une représentation actualisée des villes qui la composent, elles-mêmes souvent décrites comme spontanées, informelles ou « en crise». Cette vision extérieure occulte l’existence d’actions, de productions, de réinventions, de transformations qui animent la ville africaine contemporaine. Au cœur de la persistance ou de l’émergence de ces dynamiques, la participation des femmes est souvent minorée ou méconnue. En braquant la focale sur cette « minorité » sociale (comprenant pourtant plus de 50% de la population du continent), les réflexions menées sur différentes aires culturelles et géographiques souhaitent rendre visibles leurs apports dans la réalisation d’un Afrotopos. Aborder les dynamiques et les « arts de faire » la ville par le prisme de l’urbain, c’est finalement sonder plus globalement les notions de territorialité, de mobilité, de citoyenneté et de féminité sur ce continent pluriel et hétéroclite.



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